Sarah Harrouch. Née communautaire
Dès le début, ça a été l’histoire de sa vie : elle n’a jamais pu imaginer qu’on puisse grandir hors de sa communauté. C’est l’héritage que Sarah Harrouch a reçu et qu’elle a soigneusement transmis à ses cinq enfants, avant de continuer à nourrir cet attachement chez les centaines de jeunes dont elle s’occupe aujourd’hui en tant que gestionnaire en développement de projets des Services Jeunesse à la CSUQ.
Déjà en France où elle est née, son grand-père, le rabbin Hai Halimi z.l., était le leader spirituel de la communauté de Sarcelles, son oncle, Richard Halimi z.l., en a longtemps été le président et son père, Serge Temim z.l., lui aussi, s’y était beaucoup impliqué.
Sarah a vécu à Jérusalem de 1994 à 2005, dont cinq années avec son époux, le rabbin Dov Harrouch, après leur mariage. Ils décident alors de s’installer à Montréal. Elle n’a pas tardé à cogner à la porte de la Communauté pour y dispenser son dynamisme.
Il faut dire que chez les Harrouch, c’est toujours allé de soi : la communauté fait partie de la famille et Sarah a toujours gardé sa porte à elle bien ouverte. Son époux, qui enseigne depuis vingt ans à l’École Maïmonide, n’a eu de cesse de concrétiser sa conviction qu’il faut constamment chercher les moyens d’ancrer nos jeunes, c’est ce qu’il fait aujourd’hui à travers le Centre Olami Montréal.
Après avoir travaillé plusieurs années par intermittence auprès des services de la comptabilité de la CSUQ, Sarah a pu trouver le milieu dans lequel elle se sent comme un poisson dans l’eau : celui des Services Jeunesse. Elle s’y occupe donc très activement des camps Benyamin, des voyages Yahad en Israël et du camp d’hiver Kif Kef.
Dans ces programmes Jeunesse, son sens de l’organisation et son esprit de leadership prennent toute leur dimension. Elle supervise la logistique, veille aux détails administratifs, accompagne les équipes d’animation et demeure à l’écoute des jeunes comme des parents. Sa capacité à fédérer autour d’un projet et à maintenir un haut niveau d’exigence tout en restant bienveillante contribue largement au succès et à la réputation de ces programmes.
Son dévouement est total : chaque projet devient pour elle une responsabilité personnelle, portée avec sérieux et constance.
Dotée d’un grand sens de l’initiative, Sarah n’attend pas que les choses se fassent d’elles-mêmes. Elle anticipe, propose, organise. Lorsqu’un défi se présente, elle cherche des solutions concrètes et mobilise les ressources nécessaires pour les mettre en œuvre. Son leadership organisationnel se manifeste dans sa capacité à planifier avec rigueur et à assurer un suivi attentif dans une atmosphère collaborative et chaleureuse.
Ce qui la motive avant tout dans ses fonctions au sein des Services Jeunesse est de donner le meilleur d’elle-même : « J’aime rendre les gens plus heureux, décrocher un sourire sur le visage d’un enfant ou de ses parents. »
Sarah ne s’est pas enfermée dans son service pour autant : elle répond présente selon les besoins.
« Nous avons beaucoup de programmes à la CSUQ, et ce qui est beau, c’est qu’on s’aide tous les uns les autres et qu’on se respecte, quelle que soit notre place. Je trouve qu’à Montréal, nous avons une communauté exceptionnelle. »
Elle est ravie de travailler depuis maintenant un an auprès de la Mission Bar-Mitzvot de la CSUQ : « Permettre à des enfants du sud d’Israël de faire leur Bar-Mitzvah alors que leurs parents n’en auraient jamais eu les moyens, c’est une magnifique mitzvah. Tout ça a tellement de sens pour moi ! »
À ses yeux, la Mission Bar-Mitzvot dépasse largement le cadre d’un simple programme, c’est une action profondément identitaire et porteuse d’avenir. Elle s’investit donc dans ce projet remarquable avec une émotion particulière, consciente qu’il s’agit d’un maillon essentiel dans la continuité du peuple juif.
Et c’est ce qui rend Sarah Harrouch tellement heureuse et si attachée à son travail. Même si, elle ne s’en cache pas, Israël lui manque toujours beaucoup, d’autant plus que sa mère et ses frères et sœurs y vivent et que certains de ses enfants ont commencé à s’y établir : « Un jour, si Dieu veut… Mais j’ai encore beaucoup à donner à notre communauté de Montréal. Et la vérité, je suis comblée ! »
