LA PLACE DU ZOHAR AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ SÉFARADE MAROCAINE DE MONTRÉAL

PAR MARC ZILBERT AVEC LA COLLABORATION DE SONIA SARAH LIPSYC

Marc Zilbert

 Avocat et traducteur,  Marc Zilbert collabore actuellement comme enseignant et recherchiste à Aleph – Centre d’études juives contemporaines de la CSUQ

Commençons par un enseignement qui expliquerait l’importance pour les Juifs séfarades de l’étude et de la pratique de la kabbale, transmis par le rabbin Léon Askenazi (1922-1996) connu sous son surnom d’éclaireur israélite de Manitou et rapporté par l’une de ses élèves, Dr Sonia Sarah Lipsyc, directrice du LVS magazine et d’Aleph, centre d’études juives contemporaines.

La signification du terme SeFaRad doit être lue, selon cet enseignement, comme un acronyme des quatre sens de la compréhension de la Torah cependant ici présentés dans un ordre différent. En effet, les quatre sens de la compréhension de la Torah sont le Pchat (le sens obvie), le Remez (l’allusif), le Drach (l’allégorique) et le Sod (le secret). L’acronyme donne PaRDeS, autrement dit le PaRaDiS 1, car pour le Juif, le Paradis ne peut-être que celui de la connaissance, en l’occurrence la connaissance simultanée des quatre sens de la Torah. Ainsi nous renvoie-t-elle, sur le sujet, au midrach (exégèse sous forme de parabole) du traité talmudique Hagiga 14b qui raconte les aventures de quatre sages qui sont entrés dans le paradis de la connaissance, et surtout comment ils en sont ressortis ou pas… SeFaRaD est donc l’acronyme de PaRDeS (le p et le f étant une seule et même lettre dans l’alphabet hébraïque), mais ici le Sod (le secret c’est-à-dire la dimension mystique ou kabbalistique de l’étude) passe en premier. C’est pourquoi, il y aurait une prédilection, selon Manitou, à étudier la kabbale dans le monde séfarade et à inscrire la lecture du Zohar 2* dans les rites séfarades.

Mais qu’en est-il de cette prédilection pour la lecture ou l’étude du Zohar au sein de la communauté juive marocaine de Montréal?

A. La lecture et l’étude du Zohar

Selon Benjamin Bitton, directeur général associé à la CSUQ, qui est souvent retourné au Maroc pour visiter des membres de sa famille qui y sont demeurés, il serait monnaie courante parmi les Juifs du Maroc de pouvoir citer, par cœur, des passages du Zohar, ce qui semblerait ne plus être si fréquent pour la génération actuelle des Juifs montréalais d’origine marocaine. Dans les communautés juives du Maroc, le Zohar faisait l’objet d’une attention constante. En effet, selon les quelques personnes que nous avons interviewées à Montréal parmi lesquelles les rabbins Haïm Moryoussef, (auteur de Le bon oeil. Ben Porat Yossef), et Yehuda Abittan, chantre-en-chef de Shearith Israel, soit la Congrégation hispano-portugaise (Spanish & Portuguese), tous deux originaires du Maroc : dans les synagogues du Maroc, tous les samedis soirs, après le rituel du havdala qui marque la transition entre le temps saint (kodesh) du chabbat et le temps profane (‘hol) des six autres jours de la semaine, l’on ouvrait l’arche sainte (hekhal) de la synagogue pour en sortir un exemplaire du Zohar dont on lisait à voix haute un extrait du commentaire sur la parachat hashavoua (le passage ou péricope de la Torah qu’on lit d’un chabbat à l’autre). On en explicitait ensuite le contenu. Ce rituel tend à démontrer la centralité du Zohar dans la vie spirituelle des communautés juives du Maroc.

Livre du « Hoq Israël » traduit en français par Michaël Sebban

Selon le rabbin Moryoussef, aujourd’hui encore, par exemple, à Jérusalem, au Centre Ramhal (du nom du kabbaliste du 18e siècle, le rabbin Moche Haim Luzzato*), créé et dirigé par le rabbin Mordechai Chriqui 3, ancien résident de Montréal, lui aussi originaire du Maroc; il y aurait un groupe d’hommes récitant quotidiennement le Zohar à voix haute, et ce, à longueur de journée. L’idée serait qu’à la différence de l’étude des autres textes de la tradition juive dont le mérite consiste à tenter d’en saisir le sens, le fait même de réciter à voix haute le Zohar serait à lui seul « salutaire pour l’âme » 4.

Si l’étude du Zohar a toujours sa place, à l’heure actuelle, dans la communauté juive marocaine de Montréal, c’est en grande partie grâce à l’étude régulière de l’ouvrage, Hok Leisraël. Cet ouvrage présente pour chaque jour, le passage de la Torah à lire ainsi que des extraits des deux autres parties de la Bible hébraïque (Prophètes et Hagiographes), du Talmud (Michna et Guemara), et un passage du Zohar. Son étude quotidienne a justement été instituée par le grand maître kabbaliste Rabbi Isaac Louria*, connu sous le nom de Arizal (1534-1572) et son élève Rabbi Hayim Vital* (1542 – 1620); le rabbin Haim Yossef David Azoulay dit le Hida (1724 – 1806) autre éminent talmudiste et kabbaliste sépharade, y a ajouté un enseignement de loi juive (halakha) tiré du Michné Tora de Maimonide (12e siècle) et une étude d’Éthique juive (moussar). En effet, au centre d’étude (bet hamidrash) Helwani de la synagogue hispano-portugaise de Montréal, par exemple, le rabbin Abittan propose une étude quotidienne, du Hok Leisraël, du dimanche au vendredi, ouverte à tous et à toutes, où le Zohar est donc étudié. Le Hok Leisraël est également étudié à la synagogue Hekhal Shalom, dirigé par le rabbin Ronen Abitbol à Ville Saint-Laurent, et probablement dans d’autres synagogues séfarades de la ville.

L’étude du Zohar à Montréal se fait aussi de manière informelle, dans de petits cercles restreints n’ayant aucune affiliation à quelque institution communautaire officielle que ce soit.

Livre du Zohar

À titre d’exemple, un ami d’origine séfarade nous a confié qu’il fréquente un cercle d’étude situé dans une résidence privée de la ville de Côte-Saint-Luc. Tous les chabbats, entre les prières de l’après-midi (minha) et du soir (maariv), il se rend sur place pour écouter un cours (chiour) donné par Shlomo, un adepte de la kabbale, originaire du Maroc, qui transmet à son auditoire des enseignements issus du Zohar portant sur la parachat hashavoua. Le groupe en question est plutôt restreint, puisque son existence n’a jamais été publicisée, mais il demeure néanmoins ouvert, en principe, à tous.

En ce qui concerne l’étude des textes de la tradition kabbalistique, il y a une certaine croyance populaire qui mériterait d’être corrigée ou du moins clarifiée : en principe, l’étude de la kabbale serait réservée, dit-on, aux personnes mariées ayant atteint l’âge de 40 ans. Bien qu’il soit vrai que le traité du Talmud Pirqé Avot (5,21) suggère de ne pas tenter d’atteindre la binah (ou la compréhension en profondeur) avant d’avoir atteint l’âge de 40 ans et que cet enseignement fut par la suite appliqué à l’étude de la kabbale et codifié, notamment, par le rabbin Shabbatai HaKohen (dit le Shach), au 17e siècle, – dans son commentaire de l’ouvrage de référence de la loi juive, le Choul’han Arou’h (Yoreh Deah 246:6)-, il s’avère que cet enseignement n’a jamais vraiment été suivi de façon stricte 5. Selon le rabbin Moryoussef et Jo Gabbay, ancien élève de Manitou, et enseignant à la Congrégation Or Hahayim, l’enseignement suivant soit qu’il faut éviter d’étudier la kabbale avant l’âge de 40 ans est un conseil qu’il nous incombe, bien sûr, de prendre très au sérieux, l’idée étant qu’il soit raisonnable d’attendre d’avoir atteint un certain niveau de maturité spirituelle et intellectuelle avant de s’adonner à l’étude de la kabbale. Par contre, ajoutent-ils, il s’avère que certaines personnes parviennent à ce niveau de connaissance et de maturité bien avant l’âge de 40 ans alors que d’autres n’y parviendront jamais, et donc que l’âge convenable pour étudier en profondeur la kabbale peut varier d’un individu à l’autre.

B. Les lectures du Zohar durant certaines nuits de fêtes juives

Pour ce qui est du contenu du Zohar et de son influence sur la vie rituelle juive, il nous paraît essentiel de souligner l’impact qu’a eu l’interprétation du Zohar par le Arizal, mentionné ci-dessus, qui vécut à Safed, en terre d’Israël, et dont l’enseignement (« kabbale lourianique »), fut diffusée après sa mort principalement par ses disciples les rabbins Haïm Vital et Joseph Ibn Teboul (17e siècle), natif du Maroc.

En bref, la kabbale lourianique connaît trois moments essentiels, soit le retrait (tsimsoum), la brisure des vases (chevira hakelim) et la réparation (tikoun) 6. Suite au retrait par le Dieu-Créateur « de lui-même en lui-même » qui fit de l’espace pour le monde-à-venir, la lumière divine fut d’abord contenue dans des vases solides (kelim), mais l’impact de cette lumière fut tellement fort que ces récipients, qui ne pouvaient plus la contenir, éclatèrent (chevira). Avant la brisure des vases, « chaque élément du monde occupait une place adéquate et réservée » : depuis la brisure, tout est désarticulé, imparfait, déficient, écarté de sa place propre, en exil. Au moment de la brisure, certaines étincelles de sainteté ou parcelles de lumières divines sont tombées dans le monde, mais celles-ci sont entourées par des écorces (klipot) qui empêchent de les atteindre. Le travail de l’être humain consiste à briser ces écorces afin de restaurer la Présence divine (la Chekhina) qui, comme le peuple juif, se trouve en exil. Le processus de réparation (Tikoun) consiste à rétablir l’ordre idéal initial et à « ramener les choses à leur place et à leur nature propre ». Le peuple juif, dans son observance de la Torah, s’associerait donc à Dieu dans le processus de création.

Ainsi, parmi les coutumes kabbalistiques les plus répandues, il faut compter les prières de minuit (tikounim hatsot) pour l’exil de la Présence divine et la pratique de veillées qui durent de la tombée de la nuit jusqu’à l’aube, que l’on consacre à un cycle de lectures à la fois kabbalistique et non kabbalistiques pour les nuits des fêtes de Chavouot, Hochanah Rabba durant Souccot et le septième jour de Pessah 7. Tous ces rites, les liturgies qui y correspondent, ainsi que les textes qui s’y rapportent, sont considérés comme des réparations (tikounim) aux raisons diverses. Des congrégations séfarades de Montréal, par exemple, la Congrégation hispano-portugaise observent ces trois tikounim, et ce, en suivant un ordre très particulier de récitation à voix haute. À Chavouot, par exemple, fête qui célèbre le don de la Torah, si les fidèles s’adonnent au tikoun de cette nuit-là en écoutant des cours portant sur des sujets divers, plus ou moins en lien avec la Révélation de la Torah, dans les synagogues séfarades, on propose aussi des récitations d’extraits de la Bible hébraïque, du Midrash Rabbah portant sur parashat Yitro dans la Torah qui énonce les dix commandements, et d’une section du Zohar intitulée Idra Rabbah (la Grande Assemblée) 8.

C. Les lectures du Zohar durant certains mois du calendrier hébraïque

À ces pratiques sépharades d’origine kabbaliste s’ajoute le tikoun des Chovavim des mois hébraïques de Tevet et de Chevat que pratiquent notamment, selon les rabbins Moryoussef et Abittan, la congrégation hispano-portugaise de Montréal et le Grand Rabbinat du Québec.

Le terme chovavim qui signifie « enfants rebelles » se présente ici comme un acronyme qui reprend la première lettre des péricopes suivantes du livre de l’Exode : « Chemot », « Va’era », « Bo », « Be’Challach », « Yitro » et « Michpatim » généralement lus à la synagogue durant les mois d’hiver de janvier et février. Selon la tradition kabbalistique, cet acronyme est étroitement lié, en hébreu, au verset du livre de Jérémie (3,22) : « Revenez enfants rebelles. Je guérirai vos égarements (….) » qui est interprété comme décrivant l’appel de Dieu au peuple d’Israël. Peuple qui serait coupable de s’être égaré et d’avoir transgressé devant Lui 9. La période des Chovavim conviendrait donc au repentir, car les péricopes qui sont lues durant cette période font référence à l’esclavage du peuple hébreu en Égypte, mais aussi à la sortie d’Égypte et à la délivrance. Il s’agit notamment d’étudier davantage de Torah, d’augmenter le nombre et la valeur de nos dons charitables (tsedaka) et d’effectuer le jeûne de la parole (ta’anit hadibbur) afin de rectifier, par exemple, la faute de médisance qui aurait largement contribué à prolonger l’exil du peuple d’Israël 10. Enfin, ces péricopes traitent de toutes les fêtes, de la Révélation, et d’autres sujets majeurs de la tradition juive.

D. La mystique du chabbat

L’impact de la kabbale lourianique se fait sentir aussi durant la liturgie du chabbat qui, selon l’universitaire israélien Gershom Scholem, est « complètement imprégné de notions kabbalistiques sur le rôle de l’homme dans l’unification des mondes supérieurs ». Ainsi, « sous l’aspect symbolique des noces du Roi et de la reine », le rituel de l’accueil du chabbat (kabbalat chabbat) du vendredi soir dans le monde sépharade a été enrichi de coutumes élaborées par le cercle du Arizal comme réciter le Cantique des cantiques et le chap. 31 du Livre des Proverbes qui toutes constituent des « méditations sur la Présence divine sous son aspect de la fiancée mystique de Dieu » 11. S’ajoutent aussi notamment la lecture de l’extrait du commentaire du Zohar sur le péricope Yitro qui mentionne le commandement de se souvenir du jour du chabbat et le poème liturgique (piyout) de Rabbi Shimon Bar Yohaï* (2e siècle), considéré comme le fondateur de la tradition kabbalistique. Selon rabbin Abittan, il semble difficile d’imaginer que l’on puisse convenablement accueillir le chabbat sans que l’ensemble de ces rites ne soient observés.

Il semblerait donc qu’au sein de la communauté séfarade marocaine montréalaise d’obédience traditionnelle, la kabbale trouve toujours une place d’honneur. Même si comme le souligne Shlomo, qui étudie et enseigne le Zohar, percer le sens caché (sod) reste une quête incessante.

Hilloula de Baba Sale (Netivot. Israël)

Les hilloulot ou pèlerinages de saints au Maroc

Cet article, loin d’être exhaustif, ne serait toutefois pas complet si on ne mentionnait les hilloulot 12 ou pèlerinages de saints au Maroc particulièrement le jour anniversaire de leur mort. Cette pratique a toujours existé au sein du judaïsme marocain où des familles avaient l’habitude de pèleriner sur l’une ou l’autre tombe de saints et de saintes à l’occasion de la date anniversaire de leur mort 13. On se déplaçait en famille, on allumait des bougies, on buvait de la mahiya (eau de vie), on abattait parfois des moutons et on faisait des repas. Et on chantait, les hommes des poèmes liturgiques (piyoutim) et les femmes des quasidas 14. Les hommes et les femmes priaient pour des demandes de guérison, trouver son mazal (conjoint.e), avoir des enfants, une bonne parnassah (moyens de subsistance) etc. Le saint ou la sainte étaient ainsi considérés comme des intercesseurs auprès de l’Éternel. Et on lisait des Psaumes et des passages du Zohar en particulier la section « Pata’h Elyaou » (littéralement, « le prophète Elie a ouvert une discussion ») qui se trouve dans les Tikouné Zohar en introduction du Zohar. Cette coutume des pèlerinages sur la tombe des tsadikim (saints) se trouve déjà relatée dans le Talmud 15. Elle se manifeste tout particulièrement, en Israël, lors de la hilloula de Rabbi Meïr Baal Haness (2ème siècle) à Tibériade et à lag ba’omer (le 33 du jour de l’Omer soit le 18 du mois hébraïque de Iyar) lors de la hilloula de Rabbi Simon Bar Yochai* enterré à Méron, près de Safed. C’est à ce sage que la tradition juive attribue la paternité du Zohar. Parmi les autres saints en Israël qui attirent des pèlerinages de masse, citons les rabbins et kabbalistes marocains Israël Abou’hatsirah (1890-1984) dit Baba Salé, plus de 250 000 personnes par année à Netivot où il est enterré, et Haim Benatar dit Or Hahaim (1696-1743) dont le tombeau se trouve au Mont des Oliviers à Jérusalem.

Il existe, depuis quelques années, des voyages organisés de Montréal au Maroc, initiatives d’individus ou de groupe de personnes qui proposent un circuit de pèlerinages sur les tombes de saints parmi lesquels les rabbins Hayim Pinto (1748-1865) de Mogador (Essaouira), Amram Ben Diwan (1743-1782) à Ouezzane, David Ben Moche connu sous le nom David Ou Moche (19e siècle) à Timzerit, Nessim ben Nessim (19e siècle à Ait Bayoud et Isaac Abouhatsera (1876-1912 à Toulal 16.

Congrégation Hékhal Shalom (Ville St. Laurent Montréal)

Ces pèlerinages se font aussi sur les tombes de rabbins ashkénazes comme celles de Rabbi Nahman de Braslav* à Ouman où durant la fête juive du Nouvel An hébraïque (Roch Hachana) se rendent des séfarades se définissant comme des hassidim ou des sympathisants de ce groupe hassidique des Breslaver. D’autres vont se recueillir sur la tombe du dernier rabbi de Loubavich*, le rabbi Menahem Mendel Schneerson* à New York ou sur la tombe de Meshulim Feish (Ferencz) Lowy (1921-2015), 4e grand rabbin de la dynastie hassidique de Tosh*, à Boisbriand, près de Montréal. Ces deux derniers rabbis contemporains comptaient parmi les rabbins que les sépharades montréalais allaient régulièrement voir de leur vivant pour recevoir des bénédictions.

Si le culte des saints et des saintes est un élément important de la croyance du judaïsme marocain, il s’exprime aussi bien à l’égard de rabbins séfarades qu’ashkénazes. Il met ainsi en valeur une foi commune dans des figures charismatiques religieuses accompagnée cependant généralement dans le cadre de ces pèlerinages par des lectures d’extrait du Zohar.

 

 

Notes:

  1. En hébreu, les termes se déclinent à partir d’une racine de trois consonnes; autrement dit les voyelles n’ont pas le statut de lettres, c’est pourquoi l’on peut vocaliser une racine à sa guise… On peut donc mesurer l’horizon d’interprétations qu’offre cette polysémie au répertoire multiple de « voyellisation ».
  2. Pour les mots suivis d’un astérisque, se référer au 1er article de ce dossier : « La Kabbale en quelques lettres et chiffres ».
  3. Créé en 1988 à Montréal, voir à ce sujet, « L’œuvre du Ramhal, kabbaliste, de Montréal à Jérusalem », entretien du Rabbin Mordékhaï Chriqui par Sonia Sarah Lipsyc, LVS, avril 2016. http://lvsmagazine.com/tag/Rabbin-Mordekhai-Chriqui/ et Annie Ousset Krief et Sonia Sarah Lipsyc, « L’étude de la Kabbale à Montréal » dans ce présent numéro.
  4. Voir Gershom Scholem, La kabbale. Une introduction. Origines, thèmes et biographies, Gallimard, Paris, 1998, p. 311.
  5. Voir à ce sujet l’avis du professeur américain, Elliot Wolfson, expert en mysticisme juif et kabbale dans Mjl Staff, « Ask the Expert: Do I Have to be 40 to Study Kabbalah? Why are there age limits on Torah learning? » : https://www.myjewishlearning.com/article/ask-the-expert-do-i-have-to-be-40-to-study-kabbalah/.
  6. Pour tout ce passage sur la kabbale lourianique se cf. M.-A. Ouaknin, Tsimtsoum. Introduction à la méditation hébraïque, (Paris : Albin Michel, 1992), p. 31-35
  7. G. Scholem, La Kabbale, op. cit., p. 310. Toutes les citations de cet auteur dans cet article sont tirées de cet ouvrage.
  8. Voir Yehuda Liebes, Studies in the Zohar, (New York, SUNY Press, 1993), p. 81.
  9. Voir http://www.torah-box.com/etudes-ethique-juive/pensee-juive/la-periode-des-chovavim-en-10-points_7850.html.
  10. Voir http://www.hevratpinto.org/pahad_n/chemot/f_michpatim_06.html
  11. Il y a également le cantique du « Lecha Dodi » écrit et composé au 16e siècle à Safed par le kabbaliste et rabbin Shlomo Elkabetz pour l’accueil du chabbat et intégré également au rite ashkénaze.
  12. L’une des origines de ce terme est associée à la racine HaLLeL qui signifie louange, car ces pèlerinages donnent l’occasion d’exprimer des louanges sur la vie vertueuse et parfois sur les dons miraculeux des saints et des saintes sur les tombes desquelles on va se recueillir. Pour en savoir plus, notamment sur la traduction de ce terme en Noces en référence à l’alliance du saint et de son âme avec la Torah particulièrement manifeste d’un point de vue mystique le jour de sa mort et mis en exergue le jour anniversaire de sa mort, voir « Qu’est-ce qu’une Hilloula » dans Torah Box etc. http://www2.torah-box.com/hiloula/hiloula-definition.php.
  13. Sur ces pèlerinages, voir le très beau livre du montréalais Elie Azoulay, Maroc. Terre des saints. Histoire et origine des saints juifs du Maroc, Montréal, 2009. Un chapitre sur les femmes saintes y est consacré en plus d’un autre sur la célèbre Solica Hatchouel dite Lalla Solica Ha-Tsadika (1817-1834) enterrée à Fez (voir p 117-122 et p 247).
  14. Se référer à Issachar Ben-Ami, Culte des saints et pèlerinages judéo-musulmans au Maroc, Édition Maisonneuve et Larose, Paris, 1990 p 71-72.
  15. Voir, par exemple, le traité Sota 34b du Talmud de Babylone qui s’appuyant sur Nombres 13 ; 22 enseigne que Caleb, s’est rendu à Hebron prier sur la tombe des patriarches et matriarches et leur a demandé de l’aide avant de rejoindre les onze autres messagers envoyés pour explorer la terre de Canaan. À ce sujet le Zohar énonce « que la prière des morts peut protéger les vivants » (cité par Elie Munk sur ce verset dans son livre La Voix de la Torah, Fondation Levy, Paris, 1998 p 129).
  16. Pour l’ensemble des saints juifs et lieux de pèlerinages juifs au Maroc, se référer aussi à darnna.com
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