Mot du président : Avril 2017

Henri Elbaz

Henri Elbaz

Chers amis communautaires,

Nous poursuivons le développement de notre communauté, et ce, malgré un manque de ressources criant. Nos professionnels et bénévoles continuent de relever d’importants défis, ils méritent nos encouragements et toute notre reconnaissance.

À quelques semaines de notre prochaine assemblée générale, permettez-moi de dresser un premier bilan de nos réalisations.

Le Festival Séfarad de Montréal 2016 fut un grand succès. Près de 3 500 personnes ont assisté aux différentes activités. Une analyse indépendante réalisée par la Fondation communautaire juive révèle que plus de 90 % des participants ont qualifié de bonne, très bonne ou excellente cette dernière édition. Le Festival Séfarad permet à notre communauté de bâtir des liens avec les autres communautés culturelles  du Québec et de promouvoir le vivre-ensemble. Le Festival Séfarad nous donne aussi une visibilité auprès des instances gouvernementales, municipales et de différents corps consulaires. Le succès du Festival Séfarad revient à Dave Dadoun et son comité qui ont fait un travail remarquable. Dave a accepté également la présidence du Festival Séfarad 2017. L’emphase sera mis sur la jeune génération que nous allons impliquer dans  une nouvelle programmation.

L’École Maimonide qui compte 621 élèves lance une campagne majeure de financement pour se redimensionner et poursuivre son mandat d’être une école  juive sépharade francophone d’excellence  qui formera les hommes et les femmes de demain. C’est un projet auquel adhère et collabore entièrement la CSUQ et qui j’espère mobilisera toute notre communauté, aussi bien sépharade qu’ashkénaze.

La Jeunesse. Le groupe d’âge de 5 à 17 ans sépharades  compte près de 3 500 enfants et adolescents allant du niveau scolaire primaire à la fin du secondaire. Près de 40 % ne fréquentent aucune école juive. Un de nos défis est de rejoindre ce segment de notre communauté pour les attirer vers Maimonide et les impliquer au sein de notre département jeunesse. Nous devons leur inculquer le sens des responsabilités communautaires, renforcer leur sentiment d’appartenance au Judaïsme, et les préparer à être nos futurs leaders.  Notre but ultime est de faire de nos jeunes de  bons citoyens accomplis qui évoluent  parfaitement  dans la société québécoise, canadienne et nord-américaine et qui maintiennent et renforcent la communauté juive de Montréal.

Pour ce groupe d’âge, nous avons dynamisé les programmes suivants :
• Après deux ans d’absence, nous avons relancé le Camp Kif Kef avec 85 participants et une équipe de moniteurs.
La semaine de relâche – Les effectifs ont plus que doublé avec une moyenne de plus de 70 enfants par jour provenant de l’ensemble du réseau des écoles juives de Montréal.
Le camp d’été de jour Benyamin a connu du succès l’année dernière et nous travaillons très fort pour en faire un plus grand succès.
Le voyage en Israël Yahad. Après trois ans d’absence, ce programme est relancé.  Nous affichons déjà complet avec plus de 45 participants. Vu la demande, nous considérons ajouter un deuxième bus.

Pour chacune des activités, nos animateurs, sous l’égide du professionnel Éric Choukroun, déploient tous les efforts pour atteindre un haut niveau de satisfaction de la part des participants et des parents.  Des sondages sont effectués après chaque évènement afin de nous assurer de l’excellence du programme.

Nous misons sur le recrutement et la formation des jeunes du secondaire pour être des animateurs communautaires de haut niveau. Une fois jeunes adultes, les inviter à notre programme de formation des cadres pour éventuellement prendre la relève communautaire ou même faire carrière comme  professionnels dans la communauté.Nos activités se tiennent en français, dans un cadre juif et nous invitons les élèves des écoles juives et publiques à vivre une  expérience enrichissante.

Nous offrons des bourses aux participants qui n’ont pas les moyens. J’aimerais remercier Hessed, Marc Kakon et Sam Cohen Scali ainsi que les organisateurs du tournoi de Golf Swing 2017, Shlomi Levy et Patrick Esseminy pour l’aide financière qu’ils nous ont fournie.

Hessed poursuit des efforts remarquables pour venir en aide aux personnes dans le besoin. La fête de Pourim a été célébrée avec succès, les parents et enfants étaient très satisfaits. Pour Pessah, Hessed a l’intention de donner et de faire plus pour les paniers de fête. Nous souhaitons beaucoup de succès au nouveau président Sam Cohen Scali.

Marcel Elbaz et son comité nous préparent une nouvelle Mission de solidarité Israël. C’est une mission qui est toujours bien réussie et qui ne laisse personne indifférent. Elle permet à près d’une centaine d’enfants de milieux défavorisés de célébrer leur bar-mitsva dans la joie et la dignité. Cette mission joue le rôle  d’excellent ambassadeur de la communauté Sépharade de Montréal en Israël.  Elle est en partie financée grâce aux dons collectés lors du Gala tenu le 19 mars dernier.

L’organisation du Festival du cinéma israélien de Montréal 2017 bat son plein. Gérard et Chantal Buzaglo ainsi que leur comité nous proposeront une programmation riche en primeurs  qui saura ravir en juin prochain un public avide de mieux saisir la complexité et la multiplicité des défis auxquels fait face la société israélienne.

Enfin, j’aimerais souligner l’apport  exceptionnel de Sonia Sarah Lipsyc à notre programmation. Grâce à ses connaissances et son haut niveau intellectuel, un cours de l’UQAM a eu lieu à la Communauté Sépharade. Environ 100 élèves et leur professeur se sont retrouvés dans la Salle Gelber pour apprendre et échanger sur la communauté juive de Montréal et sa diversité. Sonia Sarah, David Bensoussan, Michel Chokron, Mindy Pollak et Davy Trop ont parlé de l’historique de la communauté juive, ashkénaze et sépharade, de la communauté hassidique, de la Shoah et ont répondu aux nombreuses questions soulevées par les élèves.

Notre communauté prend le virage de l’excellence dans tous nos programmes et notre façon de faire.  Nos activités et programmes font l’objet d’une évaluation continue. Nous sommes sur une bonne voie d’assainissement des finances et nous devons chercher activement des sources de financement pour amener dans le giron communautaire, les jeunes qui n’ont jamais été connectés et que nous risquons de perdre. Nous devons mobiliser nos forces pour réaliser ce mandat.

À vous et à votre famille, je vous souhaite un Pessah, cacher ve sameah

 

Henri Elbaz,
Président, CSUQ