MOT DU PRÉSIDENT : DÉCEMBRE 2016

Henri Elbaz

Henri Elbaz

Je suis heureux d’annoncer la nomination de Daniel Amar en tant que directeur général de la Communauté sépharade unifiée du Québec. Daniel a commencé sa carrière à la CSUQ il y a une trentaine d’années. Il a été par la suite attaché politique puis directeur de cabinet de divers ministres avant d’être nommé conseiller pour les Affaires internationales au bureau du Premier ministre. Il a également assumé, dans le secteur communautaire, les fonctions de directeur du Comité Canada-Israël, région du Québec et directeur général du Congrès juif canadien, région de l’est. Dans le secteur privé, Daniel a travaillé pour diverses firmes spécialisées en financement d’entreprises.

Autre changement dans l’organisation, Benjamin Bitton, coordonnateur des programmes de collectes de fonds et de la formation des cadres, qui a cumulé 15 ans d’ancienneté à la CSUQ, a été promu au poste de directeur général adjoint.

Nous avons aujourd’hui un duo particulièrement qualifié et une équipe de professionnels motivés pour conduire la CSUQ vers de nouveaux sommets.

À la sortie de ce numéro de LVS, nous aurons vécu le Festival Sefarad de Montréal. Je vois et je vis toute la frénésie, les heures de préparation et toute la logistique mise en place pour faire de notre Festival un succès retentissant. Le programme est copieux, ambitieux et fait une grande place aux jeunes. Le Festival est devenu une superbevitrine de nos réalisations, à Montréal, mais également au niveau international avec des artistes et conférenciers de grand renom. Un grand bravo au président du Festival, Dave Dadoun et à toute son équipe qui ont travaillé d’arrache-pied pour nous offrir un programme qui fait notre fierté et contribue tant à notre rayonnement.

En début de mandat, une de mes priorités était l’assainissement des finances de la CSUQ. Un comité de Finance, Audit, Administration présidé par Ilana Edery a été constitué avec de jeunes et brillants professionnels qui s’avèrent être d’anciens gradués de l’école Maimonide et d’anciens participants au  programme de formation des cadres de la CSUQ. Je me félicite de leur engagement et de leur contribution à la résolution des défis organisationnels auxquels nous sommes quotidiennement confrontés. Ilana Edery, Michel Dahan et Marc Oliel incarnent la relève et assurent la pérennité de notre communauté.

Ensemble, animés par le souci de la bonne gouvernance, nous avons mis en place de nouvelles balises tant au niveau du contrôle des dépenses que de la revue des programmes. Suite à ces mesures et à des efforts soutenus, la situation financière de la CSUQ s’est nettement améliorée, ainsi, la dette globale sera effacée en 2018 et le déficit au bilan passerait passera de 720 534 $ à moins de 400 000 $ au 31 mars 2017.

Nous avons bon espoir que très bientôt, nous pourrons  allouer nos ressources à la relance de nouveaux programmes qui répondent à nos besoins prioritaires.

À cet égard, dans le dernier numéro du LVS, j’ai mentionné l’étude sociodémographique sur notre communauté. Cette étude nous permet d’ores et déjà, de mieux préciser nos priorités. À titre d’illustration, 33 % des familles monoparentales gérées par des femmes vivent sous le seuil de la pauvreté. Cette situation impacte grandement les enfants. De plus, 540 enfants de moins de 15 ans et 645 enfants de 15 à 25 ans vivent sous le seuil de la pauvreté. Comment briser le cycle de la pauvreté et assurer un avenir à ces enfants ? Voilà une priorité.

La plus forte croissance de notre population se fait dans des secteurs tels que Lachine, LaSalle, Verdun, la Rive-Nord et la Rive-Sud où il n’y a pas de garderie et d’écoles juives et quasiment pas de synagogues. Environ 52 % des enfants sépharades ne fréquentent aucune école juive. Bien sûr, il y a matière à réflexion sur les coûts élevés des écoles juives. À cet égard, quel devrait être notre action comme communauté ?

Nous répondrons à ces questions dans les prochains mois en fonction des conclusions et recommandations du comité d’affaires stratégiques de la CSUQ.

Nous réitérons notre appel à tous les jeunes professionnels bénévoles et aussi aux jeunes retraités qui veulent  s’impliquer dans l’édification de notre communauté de nous contacter. Nous voulons renforcer les programmes pour les jeunes  de 5 à 14 ans et de 15 à 25 ans, celui de la formation des jeunes cadres et de la relève communautaire.

Le programme de la citoyenneté espagnole va bon train et je remercie vivement un bénévole, Raphael Abisror, un ancien ingénieur d’Hydro-Québec d’avoir pris en main ce dossier. Sa rigueur et son sens de l’organisation force l’admiration. Qu’il soit ici remercié.

Hanouca, nous rappelle qu’il faut lutter contre l’assimilation, contre la disparition. Nous avons identifé plus haut des éléments qui doivent nous mettre en garde, et pour réussir dans notre mission qui est entre autre de préserver notre judaïsme et notre héritage sépharade, nous devons mobiliser toutes nos forces pour surmonter ce défi.

Je vous souhaite à tous, de très joyeuses fêtes de Hanouca et que son message soit toujours présent à notre esprit.

 

Henri Elbaz,
Président, CSUQ